Dans un article célèbre, Arnold Schönberg dit tout ce qu'il a appris de ses prédécesseurs et se situe ainsi dans la grande tradition de la musique germanique.
Bien plus modestement, pas en tant que compositeur (hélas ?...) mais en tant qu'homme qui fait ce qu'il peut, je voudrais dire ce que je leur dois.
Mozart : un début de compréhension de la différence entre le bonheur (inaccessible ? ) et la joie (irremplaçable).
Beethoven : le triomphe de la volonté de l'esprit.
Bach : la perfection de la complexité du monde.
Brahms : le temps qui passe.
Wagner : la possibilité de ne pas s'appartenir.
Haydn : la jubilation de l'intelligence.
Scarlatti (Domenico) : l'attrait du fugitif.
Strauss (Richard) : le confort de l'opulence.
Debussy : le trouble de l'instant.
Schubert : l'ambiguité de l'expression.
Schumann : la liberté et la maîtrise, le rêve et la rigueur.
Tout cela mériterait d'être développé (peut-être un jour...). Il y en aurait bien d'autres : Puccini, Fauré...
D'autres, que j'écoute pourtant avec plaisir et dont je sais qu'ils sont de très grands ne m'apportent pas de choses aussi vitales : Chopin, Ravel...
Finalement, ami lecteur, comment font-ils tous pour me parler de moi ?
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